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Conférences en 2 langues
« Champion n’est pas un statut, c’est un état d’esprit »
Conférence Enentivia avril 2018

Avant-PROpos

La plupart des gens savent ce qu’il faut faire pour réussir, mais peu d’entre eux le font vraiment… Mes conférences explorent les ressorts de la motivation intrinsèque d’un individu et la dynamique du groupe ; l’objectif étant d’aller plus loin que les grands poncifs qui reviennent à dire : « faut qu’on, y a qu’à » trop souvent utilisé dans le feu de l’action.

En savoir plus

conférences

Vous savez très bien qu’il faut de l’ambition, du talent, de la chance, du travail, de l’éthique et une bonne équipe pour réussir. Tous les magazines le disent, les chaînes de TV en parlent, les médias sociaux en regorgent, les rayons des librairies saturent… C’est dans la bouche de nos politiques, de nos athlètes, de nos chefs d’entreprises.

Mais pour autant, avez-vous remarquez à quel point il y a une différence entre le discours et les actes ? Entre ce que ces gens savent et ce qu’ils font vraiment ?

Alors plutôt que de vous dire ce que vous savez déjà à propos de la performance, plutôt que d’ajouter à l’abondance pléthorique de ce qui existe sur le sujet… Je voudrais, à travers mon expérience, vous emmener visiter ce qu’il y a derrière ces ressorts que tous, vous connaissez…

Que l’on creuse un peu le sujet. Pour éviter de vous dire, faut qu’on soit performants, y a qu’à être motivés ! » Faut rêver, y a qu’à se fixer un objectif », « faut s’amuser, y a qu’à se faire confiance », « faut s’améliorer, y a qu’à se remettre en question »…

Allez !… Prenons le sport comme prétexte pour parler d’une chose qui nous anime tous, la performance.

« La motivation ne se décrète pas. Elle n’est pas un don, ni l’apanage d’un certain génie. C’est une énergie qu’il convient de créer, développer, cultiver et transmettre autour de soi. »
Conférence AKEO accor arena - 9000 personnes

Prestation

J’aspire à faire de mes conférences sur la motivation un moment privilégié que les auditeurs garderont en mémoire.

Je m’appuie sur mon parcours de champion olympique et triple champion du monde pour expliquer avec simplicité et humour comment ma motivation m’a porté au meilleur niveau mondial en ski de bosses.

Et je vous dirai que ce que j’ai fait, tout le monde peut le faire.

Réserver une conférence
Allianz
Djamal Hamache

« Il y a des rencontres qui marquent, et tu en fais partie.

Encore bravo pour ta prestation chez Allianz que j’ai beaucoup appréciée. Tu as su faire passer des messages avec humour, sincérité et beaucoup d’humilité. »

Directeur régional
Eric S.

« Cette « respiration » est très réparatrice dans ces moments de stress que je peux vivre dans la fusion de mon groupe !»

Ministère de la Justice
Réjane DEHRI-PAJOU
Chef de Projet

« Ton énergie et ta bienveillance à l'égard de tous les membres de notre équipe nous a beaucoup touché et ton intervention restera un moment fort dans la vie de l'équipe. »

Dans vos séminaires

Réunir vos équipes n’est pas juste un moment pour présenter un bilan d’activité ou fixer des objectifs. C’est une occasion rare pour faire passer des messages inspirants, qui récompensent l’engagement de chacun et vous inscrive dans une spirale de réussite.

Mais aussi dans vos événements clients

Invitez vos clients et prospects est un moment propice pour faire des affaires, renforcer vos liens commerciaux, fidéliser vos contacts privilégiés car c’est avant tout l’occasion de partager vos valeurs au travers des valeurs du sport.

MA motivation depuis 2001

Contribuer à l’essor d’une motivation individuelle à mettre au service d’une dynamique collective qui favorise les performances des Hommes et des organisations qui les emplois.

Mes propos s’adressent à tous les publics car la motivation est un levier universel. Là où il y a des Hommes, il y a besoin de motivation.

« La pression d’enjeu injecte le doute, le plaisir du jeu injecte la confiance ... »
Conférence club cac 40 Septembre 2018 - 70 personnes

livre

Devenu best-seller à sa sortie, cet ouvrage revient sur le parcours sportif d’Edgar Grospiron et développe, dans une seconde partie, les mécanismes de réussite du sport de haut niveau transposés à l’échelle de l’individu et de l’entreprise.

Cet ouvrage propose des enseignements que chacun peut s’approprier comme vecteur de réussite : nous avons le pouvoir de transcender les obstacles pour écrire notre propre destiné.

Cadeau original pour vos équipes et vos clients, ce livre s’inscrit dans le prolongement d’une conférence.

Quand on rêve le monde

Réserver une conférence

« Votre livre me redonne l’envie de déplacer des montagnes ! »

« Quelle vision ! Quel parcours ! Quel partage ! »
« À niveau de compétences égales, c’est le plus motivé qui l’emporte. »
Conférence Orange Février 2015 - 350 personnes

livre blanc

Aucun homme ne naît avec une médaille autour du cou. Chaque champion a dû se construire jour après jour et donner du sens à l’effort, au sacrifice et à la contrainte. Je vous propose en téléchargement gratuit, ce livre blanc qui décortique les 16 clés majeures forgeant la motivation des champions permet d’inspirer chacun de nous dans la poursuite de nos objectifs.

Pour en savoir plus sur la motivation et la performance, téléchargez mon livre blanc !

16 clefs pour se construire
un moral de champion

Télécharger le livre blanc

« Lors d’une conférence, on peut raconter sa vie. Mais ça, ça ne m’intéresse pas.

Ce que je cherche, c’est de faire bouger les lignes ! »
Conférence 5 ème trophée finance & gestion Novembre 2015 - 400 personnes

média

Lui, le gouailleur, le flambeur, fait désormais la leçon aux patrons. Hier, il interpellait les cadres d’un laboratoire pharmaceutique, demain il s’adressera à un parterre de DRH.

 

 

Edgar Grospiron, premier champion de ski acrobatique dans les années 90, prendrait part à une soixantaine d’événements par an.

Je suis là pour renforcer les messages que les entreprises veulent faire passer auprès de leurs salariés. Elles estiment que cela a plus d’impact si c’est un sportif qui les expirme

Edgar conquiert une crédibilité chez les décideurs par ses capacités de travail et sa faculté à digérer les cultures d’entreprise pour les rendre... sympas. Grospiron n’a pas son pareil pour faire passer le message de ses clients en l’accommodant à sa sauce. Du sur-mesure assez bluffant, avouons-le

 

l’éternel jeune homme captive les foules…

l’acrobate est devenu consultant, offrant son énergie insatiable aux -nombreuses - entreprises désireuses de mettre en avant les convergences présumées entre sport de haut niveau et réussite entrepreunariale…

Edgar a conservé son art du Stand-Up et son sourire carnassier, tout en s’adaptant à la dota des entreprises…

Le DG Adjoint d’Air France, Pierre Descazaud, a des petits flocons dans les yeux : « ce qu’à vécu Edgar est formidable. Tout jeune il avait déjà en lui ce que nos manager acquièrent au bout de 25 ans »…

 

 

« Face à 1000 bosses, il y a ceux qui ont des solutions et ceux qui ont des excuses »
Conférence à Castelnau le Lez, NOV. 2019 © Franck Lodi

Contact

Vous souhaitez organiser une conférence, n’hésitez pas à me contacter ! Je me ferai un plaisir d’échanger avec vous sur votre projet.

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Foire aux questions

Vous souhaitez en savoir plus au sujet d’Edgar Grospiron, son parcours et les décisions qui l’on conduit à suivre cette trajectoire qui va du sport vers l’entreprise ? Vous retrouverez dans cette FAQ, une compilation des questions les plus fréquemment posées à Edgar lors de ses conférences par ses auditoires.

1

Qui est edgar grospiron ?

Champion emblématique
Pendant 10 ans, les performances en ski d’Edgar ont été saluées par un public qui l’a découvert aux Jeux Olympiques en 1992. Sa carrière fait toujours référence dans le sport français. Chevallier de la légion d’honneur, Gloire du sport, Elu meilleur athlète de l’année par l’Equipe, de nombreuses distinctions s’ajoutent à son palmarès éloquent ; Champion Olympique, 3 fois Champion du Monde, 4 fois vainqueur de la Coupe du Monde, il a dominé la scène du ski de bosses entre 1988 et 1995. 

Conférencier de référence
Avec plus de 1000 conférences à son actif, tant de personnes ont pu apprécier le regard qu’il porte sur la performance. Les conférences d’Edgar font référence en la matière. Son style humoristique garantie à l’auditoire de passer un moment inoubliable. Sa personnalité décontracté lui permet de faire passer des messages avec beaucoup de simplicité et sa capacité d’adaptation aux enjeux de l’auditoire vient renforcer l’impact de ses messages.

Entrepreneur aguerri
fondateur et actionnaire de plusieurs sociétés, il met son expérience et son réseau au service de leur développement avec un souci de toujours préférer des entreprises complémentaires de la mission qu’il s’est fixée il y a plus de 20 ans. Ainsi, il est actionnaire de WIKANE société de conseil en stratégie de croissance, UNOME agence de conférenciers, ROADOO une start-up qui digitalise vos challenges commerciaux, et AIVE qui produit vos films publicitaires sur le net. 

Contributeur discret
Le sport est toujours une passion d’Edgar et il s’y consacre également en s’impliquant auprès de jeunes espoirs qui rêvent d’accéder au plus haut niveau dans leur discipline. Il a fondé l’association EN PISTE pour les soutenir financièrement et reste disponible pour eux pour leur remonter le moral quand les résultats ne sont pas au rendez-vous. 

2

Skier, un rêve de gosse ?

J’ai grandi à Avoriaz car mes parents travaillaient dans le magasin de sport du Champion Olympique, Jean Vuarnet. Un personnage qu’ils admiraient et un ancrage pour mon rêve de gosse... J’avais 5 ans quand j’ai remporté ma première médaille en ski. C’était la course des Parents d’Elèves en catégorie « biberon ». Ce jour là, j’avais rendu mes parents très fiers ! Pas comme à l’école d’où je ramenais plus de punitions que de médailles... C’est sans doute pour cela que j’ai investit dans ce qui me rapportait les meilleurs honneurs ! Non pas pour être admiré, mais pour susciter la fierté de mes parents. Je crois que nous avons tous ce besoin d’exister positivement dans le regard des gens qui comptent pour nous. Cela stimule notre désir de vivre, de grandir et de nous accomplir. 

3

Les bosses, pourquoi ce sport ?

Au commencement, fût le ski alpin mais ce sport ne m’a pas plu. Sans doute parce qu’on y cherche le centième de seconde et que ça ne me parle que très peu. J’ai été attiré par les bosses, parce qu’on cherche à susciter l’émotion. C’est un sport à jugement. Le chrono compte pour seulement 25% de la note, le reste, c’est un show et j’aime ça ! Faire le spectacle, créer de l’émotion en impressionnant par la vitesse, la hauteur des sauts et la prise de risque… Ce coté spectaculaire m’a motivé ! Le sens du spectacle implique de faire adhérer des gens à la performance que tu proposes, à les faire vibrer, à leur donner du bonheur ! Je pense que j’avais plus besoin de cela que de courir après des centièmes de seconde… Quand un métier permet de répondre à ses propres besoins, c’est plus facile de viser haut ! 

4

Pourquoi faire de sa passion, son métier ?

J’avais 14 ans, mes parents venaient de me laisser le choix entre le ski et les études. Ce jour là, mon père m’a dit « tu as intérêt à réussir car à 18 ans, on te fout dehors ! ». Choisir le ski de bosses n’était pas très conventionnel. Ce sport n’offrait aucun débouché d’avenir, il n’était pas encore olympique et n’était pas soutenu par un marché en expansion. Choisir les études n’était pas pour moi une option, dans la mesure où je souffrais d’ennui sur les bancs de l’école depuis mon plus jeune âge. J’ai décidé de donner la priorité au ski car là, au moins, je prenais beaucoup de plaisir... Cette énergie fut ma meilleure alliée pour affronter tous les défis auxquels le sport m’a confronté par la suite. Même si l’exigence paternelle était élevée, je l’ai pris comme une marque de confiance. Ce fût un moment décisif non pas parce que j’ai choisi le ski, mais parce que j’ai pris ma vie en main.

5

Est-ce que l’équipe de France te donne les moyens de tes ambitions ?

J’avais 16 ans quand Nano Pourtier, Patron de l’équipe de France, m’a sélectionné. Sa première question était de savoir si j’avais une bonne raison d’être là. J’en avais une : je voulais gagner ! Il m’a répondu : « C’est tout ? » Je trouvais que c’était déjà pas mal… Apparemment cela ne lui suffisait pas. Il m’a expliqué que gagner n’était qu’une conséquence et que, si je voulais gagner, il me fallait réfléchir aux vraies raisons pour lesquelles j’accepterai d’endurer les efforts de l’entrainement,  la dureté de la compétition et la pression des enjeux. Bien sûr que les conséquences d’un travail bien fait sont importantes : la victoire, la gloire, l’argent, la reconnaissance… Mais tout ceci ne suffit pas à motiver durablement un individu. Il faut trouver les « POURQUOI » et pas qu’un seul ! Parce que quand c’est difficile, une seule bonne raison pour ne pas le faire suffit à nous faire renoncer. A cette époque, j’étais nul en ski, j’étais immature en compétition, j’étais encore fluet physiquement. Et j’ai vite compris que pour gagner, il me fallait progresser dans tous les compartiments du jeu. Mon désir de progresser techniquement, physiquement, mentalement était une bonne raison de me lever le matin pour faire le job. Je prenais du plaisir à voir que je m’améliorais. Ce plaisir alimentait ma confiance. Ma confiance me permettait de prendre plus de risques. La prise de risque me rapprochait des meilleurs du monde. Tout cela me rendait heureux, et la spirale vertueuse était en action. J’étais heureux de faire du ski, mais ce n’était pas le ski qui me rendait heureux. Mon bonheur était de progresser. Mon métier était un lieu d’accomplissement et ce bonheur n’avait de sens que parce qu’il était partagé avec une équipe. Voilà les vraies bonnes raisons qui me poussaient à aller toujours plus loin. 

6

Pourquoi as-tu annoncé que tu gagnerais les Jeux Olympiques ? 

J’ai gagné mon premier championnat du monde à la surprise générale. J’avais 19 ans et aucun titre. Ce fût l’extase ! D’autant qu’au même moment, notre discipline est devenue olympique. Elle serait inscrite au programme des prochains jeux… d’Albertville ! Le contexte était posé. Les journalistes sont venus me voir et je leur ai répondu que j’allais gagner ces Jeux ! Comment ? Je n’en savais rien. On m’a pris pour un petit branleur. Je savais que j’avais 3 ans pour me préparer et je me suis concentré là dessus. Ce n’est pas facile d’atteindre un objectif qu’on s’est fixé. Mais allez atteindre un objectif que vous ne vous fixez pas… Certes, on ne peut pas savoir si on gagnera. C’est pour cela qu’il faut en avoir l’intention. Car tous les jours, on doit faire le boulot et créer les conditions d’une victoire en élevant le niveau au dessus de ses concurrents. C’est tellement plus facile de se trouver une excuse pour baisser son niveau d’exigence, ne pas blesser autrui, repousser au lendemain, etc. Les excuses ne nous rapprochent pas de nos rêves. Pire elles nous font subir notre réel ! Au final, le plus important aura toujours été de réussir à délivrer mon plein potentiel dans les moments à fort enjeu que sont les compétitions. Le résultat n’est que la conséquence de tout ce travail.  Ce qui pouvait me frustrer, ce n’était pas de perdre, mais c'était de ne pas avoir su montrer ce que je savais faire de mieux. 

7

Ta première conférence ?

Quelques jours après ma victoire aux Jeux Olympiques d’Albertville, un sponsor avait invité ses clients à assister à des épreuves olympiques. Il m’a demandé de venir témoigner de mon expérience. Je ne savais pas trop quoi dire… Je n’avais pas le recul et j’étais inquiet à l’idée de parler devant des gens que je ne connaissais pas. Au final, j’ai adoré l’exercice ! Non pas que raconter ma vie me plaisait, mais de voir l’effet du témoignage sur le visage des gens, leur regard, leur admiration, leur joie… J’ai eu le sentiment que cela leur faisait du bien. 

8

Qu’est ce qui se passe après avoir été Champion Olympique ?

A chacune de mes victoires, mon entraîneur Nano Pourtier me disait que j’avais de la chance parce qu’il n’avait pas pris le départ. C’était sa manière de me dire qu’il y avait encore du boulot, que je n’étais pas arrivé, que l’élève n’avait pas encore dépassé le maître. Ça m’agaçait ! Et puis quand j’ai gagné les Jeux, il m’a dit que la chance avait tourné… Autrement dit, l’élève venait de dépasser le maître. Enfin, il admettait l’évidence ! Aux yeux des journalistes, mon statut de petit branleur laissait place au statut de champion. Le grand public me découvrait. Je signais de beaux contrats et participais à une foule d’émissions de télévision. Cela a quelque peu perturbé mes entrainements, j’y allais quand il faisait beau, trop occupé à assurer le « Service Après Vente » du Champion Olympique. Et petit à petit je me suis installé dans le confort du mec qui avait beaucoup de droits et peu de devoir. J’ai bien profité de la vie à ce moment là ! Mais j’ai oublié une chose essentielle : champion n’est pas un statut, c’est un état d’esprit. Et cet état d’esprit s’était dissous dans les volutes du succès. Un an après, j’avais perdu tous mes titres… 

9

Comment rebondir après un échec ?

Quand je me suis retrouvé à l’hôpital après une opération au genou, le chirurgien m’a demandé de prendre mes béquilles pour faire un aller retour dans le couloir. C’est à ce moment là que j’ai vraiment pris conscience de mon état. Bien loin du champion olympique que je croyais être, il m’a fallu du temps pour accepter ce que j’étais devenu. Que le fossé était grand entre ce que je croyais être et ce que j’étais à ce moment là. Ce fût une claque ! La claque peut vous assommer... Elle m’a plutôt réveillé ! C’est à ce moment là que j’ai compris que mon rêve de gosse s’étant réalisé aux JO, aucun autre rêve ne me faisait lever le matin. Du coup, je subissais là où j’avais toujours été acteur. J’ai également compris à ce moment là à quel point skier me rendait heureux et à quel point ce bonheur n’avait de sens que parce qu’il était partagé avec des gens qui avaient placé leur confiance en moi et en qui j’avais placé ma confiance. Il me fallait les remercier tous en quittant le ski sur une victoire. Le championnat du monde à La Clusaz se profilait. J’ai considéré qu’après avoir été Champion Olympique dans mon pays, mon rêve ne serait pas totalement accompli si je n’étais pas Champion du Monde dans mon jardin... De nouveau, je savais pourquoi je me levais le matin ! 

10

25 ans, c’est jeune pour prendre sa retraite ?

Je suis arrivé à ces Championnats du Monde de 1995 en outsider mais pas en looser. Un Russe dominait la coupe du monde. Jean-Luc Brassard, le canadien et Champion Olympique, était à l’affût. Je n’avais que les miettes cette année là. Pourtant je skiais comme jamais. J’inventais des figures, je réalisais des sauts que personne ne pensait possible. Je terminais 2ème, 3ème, ou dans les choux quand mes figures ne passaient pas. C’était tellement frustrant de ne pas concrétiser mes prouesses par une victoire ! Malheureusement, dans un sport à jugement, quand vous n’avez pas le leadership, vous avez le sentiment que vous n’avez pas votre destin en main... Ou alors, il faut compter sur une erreur de vos adversaires… Je jouais ma saison sur ce Championnat ! Il était dans ma ligne de mire, donc hors de question de lâcher le moindre centimètre à mes adversaires. Après 5 Coupes du Monde, le russe dominateur, a fait une erreur stratégique en faisant l’impasse sur la 6ème coupe du monde que j’ai enfin gagné. Je suis donc arrivé aux Championnats du Monde sur une victoire. Je pense que c’est là qu’il a perdu, non seulement sa suprématie, mais également son sang froid et par conséquent cet événement durant lequel la malchance s’en est mêlée : il a cassé un bâton aux qualifications et a terminé 7ème, ce qui a renversé les rôles en finale. C’était à lui de compter sur une erreur de la part de ses adversaires pour espérer l’emporter. Ni Jean-Luc Brassard, ni moi ne lui avons laissé cette chance. Même si je reconnais qu’il a mieux skié la finale, j’avais l’ascendant psychologique, nous étions en France ce qui jouait en ma faveur, le public a mis la pression sur le jury et ma course fût suffisamment propre pour m’assurer une victoire. Cette année là, j’avais 1000 raisons de baisser les bras. Je me suis accroché à ce Championnat du Monde comme à une bouée de survie. Je n’ai pas dévié de ma route, parce que l’enjeu de terminer ma carrière en beauté était trop important pour moi. Aucune raison ne pouvait justifier un abandon de cet objectif. Avant de vouloir gagner, il faut savoir ce qu’on veut réussir. Quelle trace nous voulons laisser ? Bien sûr que rien n’est gagné d’avance, mais l’échec c’est de ne pas essayer. C’est de sous-estimer son potentiel. C’est de ne pas se donner les moyens. C’est de se trouver des excuses pour ne pas faire. C’est de fuir ses responsabilités.

11

C’est bien de réussir, et après ?  

Lorsque j’ai mis un terme à ma carrière, je voulais faire un métier qui avait du sens et dans lequel j’allais prendre autant de plaisir que le ski avait pu m’en procurer. Je ne voulais pas devenir entraineur. Alors, je me suis mis en quête d’un métier, auprès de mes partenaires, avec certains médias ou en créant ma propre boite... Au bout de 4 ans, j’avais multiplié les expériences mais rien ne s’était vraiment concrétisé. J’avais l’impression de me recycler, mais pas de me reconvertir. J’exploitais ma notoriété et mon carnet d’adresse, mais pas ce que le ski m’avait légué de plus précieux. On croit souvent que ce sont les médailles. Du coup, on se pose moins la question de connaître les clés qui ont permis d’aller chercher les médailles. Alors, j’ai commencé à me poser les questions différemment. Au lieu de me demander ce que j’allais faire dans la vie (métier). Je me suis demandé ce que je voulais faire de ma vie (expérience). Quelle était ma plus-value ? Quelles étaient mes qualités ? En quoi cela pouvait-il me permettre de gagner ma vie ? Et parce que je me suis posé les bonnes questions, j’ai fait les bonnes rencontres. La première d’entre-elles fût un consultant spécialisé sur le management et la motivation des ressources humaines,  Jean Noël Gaume. Il m’a expliqué comment la motivation était le ressort de toute performance… C’est lui qui m’a initié à ce que le sport m’avait transmis de plus précieux : cette motivation, dont il m’a enseigné les mécanismes. J’étais passionné. Puis, il m’a guidé dans le métier de consultant. En 2001, j’ai rédigé ma mission : « Ma motivation majeure est de faire réussir les individus dans leurs aspirations et leurs résultats en renforçant leurs compétences et leur motivation par un management adapté. »  Alors aujourd’hui, quand on me demande si je prends toujours autant de plaisir à parler en public, je ne peux que confirmer, car cela me permet de réaliser cette mission qui me motive tant.  Un métier n’est pas motivant ou démotivant en soi. C’est le rapport au métier qui nous motive ou nous démotive… Tant que je suis en route, mon métier m’inspire, il me donne envie d’aller plus loin !

12

Les conférences, c’est tout de suite devenu une vocation ?

Oh non ! C’est en 2008 que j’ai décidé de faire de la conférence mon métier. Cela faisait 6 ans que je me formais avec des consultants et des coaches, que j’animais des formations et que j’accompagnais des gens dans leur parcours de performance. Mais plus que tout, j’adorais l’exercice de la conférence ! Alors, je me suis rendu à un Congrès de Conférenciers Américains à New York et là, j’ai découvert qu’on pouvait en faire son métier. Là bas, c’est une activité qui possède son écosystème. J’y suis retourné pour m’y former en complément des formations que je suivais en France. Ce que je trouve passionnant, c’est de faire passer des messages motivants et de voir comment avec une histoire bien ficelée, les gens me disent : « tu viens de changer ma vision des choses... ça va me changer la vie ! ».  

13

Et transmettre ton savoir aux jeunes sportifs, tu y penses ?

Parmi les traditions de l’Olympisme, il y a le relais de la flamme. Elle n’est pas uniquement faite pour annoncer l’arrivée des Jeux Olympiques. Elle est également le symbole de la transmission et de toute forme d’évolution. Tout ce que j’ai appris grâce au sport, je l’ai appris par des champions qui m’ont transmis leurs connaissances. Qu’ils fussent mes entraîneurs ou des sportifs accomplis, qu’ils fussent champion olympiques ou pas, ce qu’ils m’ont transmis m’a permis d’avancer, de débloquer des situations complexes ou de me relever de mes échecs. Autant dire que je n’ai rien inventé. C’est à mon tour maintenant ! C’est ce que je m’emploie à faire dans le monde de l’entreprise en donnant des conférences. Et pour redonner au sport ce qu’il m’a procuré, j’ai créé l’association EN PISTE, dont l’objet est de venir en aide à des jeunes athlètes qui rêvent eux aussi de gravir les plus belles marches des podiums internationaux.